Au-delà de l’horizon… Le château, l’église, la cité, les Roms et un général.

Située aux pieds des monts Apuseni et des Carpates méridionales, Alba Iulia est une des plus anciennes cités de Roumanie connue sous le nom Apulum  pendant la période romaine, puis baptisée Weissenburg, ville Blanche, par les Saxons et Alba Iulia par les Roumains. À la fin du Xe siècle la ville fut la capitale d’une principauté conduite par Iula, voïvode, prince, qui bâtit la première église byzantine en Transylvanie. Alba Iulia fut ensuite le siège des premiers archevêchés fondés au début du XIe siècle. Du XVIe au XVIIIe siècles, la cité, dotée de fortifications de type Vauban, en étoile, sera la capitale historique, politique et religieuse de la Principauté de Transylvanie, puis centre de l’administration autrichienne du Grand-duché de Transylvanie englobée dans l’Empire des Habsbourg.

 

Le château, l’église, la cité, les Roms et un général, Alba Iulia, Roumanie, juin 2016.

 

Alba Iulia a une grande signification symbolique pour les Roumains, car c’est ici que fut scellée la « Grande Union » de la Roumanie. Après la Première Guerre mondiale c’est à Alba Iulia que fut proclamée, le 1er décembre 1918, par l’Assemblée nationale des Roumains de Transylvanie, l’union de la Transylvanie et du Vieux Royaume pour devenir la Grande Roumanie. À Alba Iulia furent couronnés le 15 octobre 1922 Ferdinand Ier de Roumanie et Marie de Roumanie. De février 1938 à décembre 1989, elle subit les régimes dictatoriaux carliste, fasciste et communiste. L’État roumain célèbre chaque année sa fête nationale dans la ville.

 

Nous arrivons à Alba Iulia un soir juste avant le coucher du soleil. Brusque contraste. Après avoir sillonné la douce campagne roumaine traversant de magnifiques villages fleuris, nous voici plongés au cœur d’une ville bruyante encombrée d’horribles immeubles de béton et ses larges avenues sans âme. Mais nous savons que dans son cœur s’épanouit une magnifique cité médiévale en forme d’étoile et que dans les environs se cachent un château féérique, une église singulière et un village… étonnant.

 

Le lendemain matin nous prenons la direction du sud-ouest, vers la plus grande forteresse de Transylvanie, le château de Hunedoara ou château des Corvins. Une fortification existante fut offerte par le roi Sigismond de Luxembourg au prince Voicu pour ses actes de courage en 1409. Le fils de ce dernier, Ioan Corvin dit Iancu de Hunedoara, transforma le vieux château, en forme ellipsoïdale orientée selon l’axe nord-sud et avec des murs épais de deux mètres, en une forteresse militaire. En 1446, Iancu de Hunedora devient régent du royaume de Hongrie. Son fils, Matthias de Corvin, sera un des plus grands rois de Hongrie, régnant de 1458 au 1490.

 

Matthias, humaniste et habile diplomate, a comme vassal Vlad III Basarab, prince de Valachie. Vlad, croyant à une alliance ferme avec le roi de Hongrie va jusqu’à briser son alliance avec les Ottomans. Mais Vlad est trahi par Matthias Corvin, qui, sous de faux prétextes, en le faisant passer pour un monstre incontrôlable et à l’aide des adversaires de Vlad ; les marchands saxons et les boyards de Valachie qui ont toujours lutté contre Vlad pour conserver leurs privilèges, l’emprisonne pendant douze ans à Buda, en Hongrie. Pendant sa captivité Vlad épouse une cousine de Matthias Corvin avant de retrouver sa liberté en 1476 lorsque les menaces turques sur la Hongrie se précisent. Vlad parvient à reconquérir la Valachie avec l’aide des Hongrois mais meurt au combat. Malgré les tensions entre les deux princes, l’assassinat de Vlad cette année-là est un coup sévère porté aux intérêts hongrois en Valachie. Sous le règne de Matthias la Hongrie connaît sa plus grande extension territoriale bien que ses frontières soient sous la pression constante de l’Empire ottoman. Faute de descendance légitime son empire ne lui survécut pas et à sa mort en 1490 le territoire fut partagé entre la couronne d’Autriche et l’Empire ottoman. Le château de Hunedoara fut, au fil des siècles, la propriété de plusieurs princes de Transylvanie.

 

Nous arrivons à Hunedoara, noyée dans un environnement industriel, héritage de la révolution industrielle au XVIIIe siècle sous la domination des Habsbourg. Datant de 1884, les usines sidérurgiques de Hunedoara constituent un repère important de la métallurgie roumaine. La réussite la plus remarquable de l’industrie lourde a sans doute été la fabrication de l’acier dont fut construite la Tour Eiffel à Paris. La ville sidérurgique reste prospère pendant la période communiste, mais l’arrêt brutal de l’industrie suite à la révolution de 1989 entrainant des réformes économiques et l’absence d’investissements dans le domaine, ont amené des licenciements massifs et l’abandon des usines.

 

 

Arrivés devant le château, de style gothique, soutenu de contreforts imposants, le soleil fait son apparition et illumine la puissante forteresse, les balcons ornés de dentelles de pierre sculptée et les toits recouverts de tuiles rouges. Le contraste entre les cheminées des usines environnantes et les féériques tourelles élancées est surréaliste. Nous franchissons le long pont levis qui enjambe majestueusement les douves et une rivière tumultueuse et pénétrons dans la cour du château. Les visiteurs sont peu nombreux et nous prenons notre temps pour parcourir immenses, pièces obscures, bastions crénelés, chambres de torture, pièces lumineuses, tours, escaliers en colimaçons et passages à claire-voie. Nous contournons la fontaine et montons les marches menant au chemin de ronde dominé par le donjon. Notre regard capte les gouttières en forme de dragon. Je songe à Vlad III qui, selon la légende aurait été emprisonné dans ce château. Depuis, son âme hante les lieux… Hors, ici, rien ne prouve la présence de Vlad, malgré ces liens familiaux avec le roi de Hongrie Mattias Corvin.

 

 

En sortant de la ville de Hunedoara prenant la direction du sud, vers Hateg, nous traversons un quartier inédit. Des deux côtés de la route principale, cernées de murs et barrières en fer forgé, se dressent des demeures improbables aux façades ornées de balcons et de piliers, de vrais petits palais peints de couleurs gaies avec tourelles, tours et dômes rutilants. Colonnades, marbres, toits en zinc ciselé, palaces farfelus au cœur de la campagne. De grosses berlines allemandes sont stationnées dans les allées.

 

 

Après enquête nous apprenons que ces palais baroques appartiennent aux Roms et plus particulier les Kalderash, les Roms chaudronniers, un groupe associé par tradition au travail du métal et la zinguerie ou la couverture des maisons. Avant la révolution, les familles sillonnaient la campagne dans des roulottes à chevaux pour vendre des alambics en cuivre pour l’eau-de-vie de fruits, un commerce très lucratif. À la chute du régime, en 1989, ces artisans ont parcouru toute la Roumanie et l’Europe de l’Est pour récupérer, pas toujours légalement, de l’argent, du cuivre, de l’aluminium, de l’acier et d’autres métaux de valeur dans des usines abandonnées, qu’ils revendaient. De condition sociale plutôt bonne, les Kalderash commercent de plus en plus avec le reste de l’Europe.

 

Pour les plupart les gadjos, terme romani désignant les étrangers, les palaces des Roms sont une provocation, un étalage de richesse immérité. L’élite rom ne semble pourtant pas chercher à impressionner les étrangers car ces villas sont uniquement une façon d’exhiber sa fortune et son rang social au sein de la communauté. Souvent les palaces restent vides tandis que les familles habitent dans des tentes ou des caravanes installées dans le jardin.

 

Roms, signifiant « hommes » en romani, désigne un ensemble de populations initialement originaire de l’Inde qui ont formé la Romani Cel, « groupe d’hommes » d’où leur surnom de Romanichels. Le terme Tsiganes, désignant en Grèce ancienne une secte hérétique de devins et de magiciens, Atsinganos, a été attribué au XIIe siècle a des groupes nomades originaires de l’Est. Tsigane est sans doute le nom le plus répandu dans le monde et le moins chargé de connotations péjoratives. Tous les autres termes servant à identifier les Roms ont été donnés par des non-Roms. À leur arrivée en Grèce au IXe siècle les Roms se sont regroupés dans le Péloponnèse au pied du mont Gype. Les voyageurs italiens appelèrent ce lieu « la petite Égypte » et leurs habitants Egyptiano, nomination qui a évolué en Gitano en Espagne et au Portugal, puis Gitan en France et Gypsy en Grande-Bretagne. Les premiers Tsiganes arrivés en France venaient de la Bohême d’où le surnom de Bohémien.

 

Les Roms sont facilement reconnaissables dans le paysage roumain. Les femmes sont vêtues de longues jupes plissées de couleurs éclatantes et arborent des accessoires tels que le tablier, le fichu noué sur la nuque, les colliers de coquillages et de pièces de monnaie en or, et des anneaux dans les oreilles. La coiffure se présente sous forme de deux nattes prolongées par des bouts de tissus. Les hommes portent des costumes noirs sur chemise blanche et des chapeaux à large bord. Nous les apercevons au bord des routes et à la périphérie des villes et des villages.

 

Estimés à plus de deux millions, la plupart des Roms vivent en marge de la société roumaine dans une pauvreté extrême, entassés dans des ghettos souvent sans accès à l’eau potable. Eboueurs ou au chômage, les Roms sont discriminés et mal intégrés. Ils vivent entre eux, pas très ouverts sur le monde et les Roumains. En Roumanie  « Gitan » est un vieux mot péjoratif utilisé par beaucoup de non-Roms ; un vocable synonyme de mendiant, de voleur. Ils ont des comportements intrusifs voire agressifs, comme ce garçon rom d’une dizaine d’années qui, à notre passage, nous observe attentivement avant de cracher sur notre voiture.

 

Il ne faut pas confondre les Roms et les Roumains. Qualifier un roumain de « rom » est une injure hautement blessante. Les Roms ont migré de l’Inde vers l’Europe au Moyen-Âge et leurs langues viennent du sanskrit. Les Roumains ont leurs origines dans les Balkans et leur langue, le roumain, est une langue latine, héritage de la conquête de la Dacie par l’empereur romain Trajan au début du IIe siècle après Jésus-Christ.

 

Nous prenons la route vers le sud, à travers un paysage alternant champs et forêts. C’est dimanche et la vie semble être arrêté. Nous croisons quelques chars tirés par de robustes chevaux avec des pompons rouges suspendus aux oreilles les protégeant du mauvais sort. Le ciel est changeant, un voile gris remplace lentement le bleu, se densifiant au fur et à mesure que le temps passe. Lorsque nous arrivons dans le hameau isolé de Densuș, la pluie menace.

 

Un peu à l’écart des habitations sommeille une étonnante église de pierre. Le sanctuaire dédié à Saint-Nicolas trône solitaire au milieu du cimetière au sommet d’une colline. Datant du XIIIe siècle, elle se compose d’une seule pièce presque carrée d’apparence cubique, construite de gros blocs surmontée d’un clocher, en réalité une petite tour, qui s’appuie sur les arcs des voûtes couvert d’un toit de pierre pyramidal ornée de quatre frontons triangulaires. La voûte de l’abside comporte deux lions funéraires, vestiges anciens. Un groupe de trois colonnes romaines de différentes dimensions s’appuient contre le mur nord-ouest. Plus tard, la Biserica Densuș sera dotée d’un diakonikon adossé au côté sud ainsi qu’un espace funéraire. Dans la construction de l’église sont employés de nombreux spolia romain dont certains proviennent des ruines de la ville antique de Ulpia Traiana Sarmizegetusa, l’ancienne capitale de la Dacie romaine, non loin de là. Le ciel est gris et l’atmosphère un peu maussade rend le petit sanctuaire austère et un peu sinistre renforcé par le cimetière où gisent de très vieilles pierres tombales.

 

 

L’entrée de l’église est protégée par un étrange espace à ciel ouvert mais fermé sur trois côtés, probablement les restes d’un narthex ajouté au XVe siècle. Nous poussons la porte qui s’ouvre avec un sinistre grincement puis pénétrons. Trois hommes âgés, visages burinés, en costume du dimanche, sont en train de discuter. Ils lèvent le regard vers nous puis nous font signe d’avancer. La salle principale correspond au naos des églises byzantines et les quatre colonnes sont façonnées à partir de huit autels votifs romains. Nous admirons les fresques datées de 1443 dont certaines sont signé Pisal Stefan, peut-être un diacre.

 

Les inscriptions latines sur les deux colonnes situées près de l’iconostase mentionnent le nom de Longinus. Le baron Sylvester von Hochenhausen, officier autrichien établi en Transylvanie en 1775, affirmait que l’église était, initialement, un temple païen consacré au dieu Mars, érigé en l’an 103 sur les ordres du général romain Longinus, gouverneur de la Dacie. Puis, selon certains historiens, aux IVe et Ve siècles, l’ancien sanctuaire serait devenu un édifice religieux chrétien remanié par une famille de la noblesse locale, les Muşina. Père Florin Dobrei, de l’Evêché orthodoxe de Deva et de Hunedoara, explique : « On suppose qu’aux XIIIe-XIVe siècles, soit à l’époque des voïvodats, principautés, roumaines, l’édifice servait de chapelle aux princes de la famille Muşina. Au XVe siècle, elle desservait la paroisse orthodoxe de la contrée. A défaut d’inscriptions en vieux slave, on accepte aussi l’idée du double usage liturgique du XVI au XVIIIe siècles. Cela signifie que l’église fut utilisée simultanément par les chrétiens orthodoxes et par la petite communauté réformée issue des descendants des princes fondateurs. Si au début du XVIIIe siècle, ce lieu de culte passe sous l’administration de l’église gréco-catholique, il sera mentionné comme édifice religieux orthodoxe par le recensement des années 1761-1763. L’église retournera sous la tutelle de l’église gréco-catholique, pour redevenir orthodoxe en 1948 ».

 

 

L’air est étouffant, l’espace oppressant mais la singularité des lieux ne nous laisse pas indifférent. L’église est un des plus anciens lieux de culte de rite byzantin et des messes y sont encore célébrées. Lorsque nous quittons le petit sanctuaire étrange, les premières goûtes commencent à tomber. En pressant le pas sur le sentier vers la sortie du cimetière je songe à la remarque de Virgil Vătășianu, historien d’art roumain, qui décrit l’église de Densuș : « un monument curieux, un conglomérat de plusieurs époques et un résultat des reflets d’architecture antique sur plan byzantin, adapte au système d’élévation du roman tardif transylvain et aux formes décoratives des bâtiments de bois autochtones ».

 

Sur le chemin du retour un panneau nous annonce que nous entrons dans le village « General Berthelot ». Nous passons devant la résidence à colonnade du général qui, par une étonnante tournure de l’histoire, a marqué ici son empreinte. À l’occasion d’un référendum local, les trois cent cinquante habitants d’Unirea, « union », l’appellation que Ceausescu lui avait donné en 1965, synonyme de communisme et de collectivisation forcée, décidèrent de reprendre le nom de « Général Berthelot ». Le changement eut lieu le 7 décembre 2001, cent quarante ans jour pour jour après la naissance du général. Déjà, en 1923, la commune avait été rebaptisée. L’ancienne appellation de Farcadin de Sus avait été abandonnée pour le nom du militaire français.

 

 

Le général Berthelot fut envoyé par la France à la tête d’une mission pour permettre de résister aux troupes austro-allemandes, la plus importante mission militaire de toutes celles envoyées par la France à l’étranger pendant la Grande Guerre. Certes, Berthelot ne put sauver Bucarest, prise par les Allemands en décembre 1916, mais sa participation à la reconstruction de l’armée roumaine, ses conseils et la grande affection qu’il témoigna envers la Roumanie, lui valurent une grande popularité. L’armée roumaine, au cours de l’été de 1917, remporta trois succès importants avant de déposer les armes du fait de la défection des armées russes. La mission française dut quitter le pays en mars 1918. Entre-temps, Berthelot fut fait citoyen d’honneur. En 1918, la Roumanie reprend les armes et le général Berthelot est nommé commandant de l’Armée du Danube qui appuie la Roumanie. Le 1er décembre 1918, il entre à Bucarest en vainqueur au côté du roi Ferdinand. Les traités de paix sont très favorables à la Roumanie dont le territoire est considérablement agrandi, avec, entre autres, la Transylvanie et la Moldavie. C’est la naissance de la Grande Roumanie.

 

En 1923, en reconnaissance de la contribution de l’armée française, Berthelot reçoit du roi Ferdinand Ier et de la reine Marie une propriété de soixante hectares dans ce village. Le vieux militaire appréciait beaucoup de se retrouver parmi la population locale. Chaque fois qu’il venait dans cette demeure, il la retrouvait comme s’il l’avait quitté la veille. Le manoir, le jardin et le verger étaient bien entretenus et lui-même semblait un seigneur campagnard, né et élevé là-bas, allant pêcher des carpes dans la rivière, tissant des liens avec les paysans. À sa mort le 28 janvier 1931 le roi Carol II télégraphie au président de la République française : « Son souvenir est resté gravé au fond de nos âmes, et nous déplorons, tous ses amis de Roumanie et moi, la perte de ce grand ami de notre pays ». Selon Kiritescu, Berthelot réunit en sa personne « toutes les belles qualités » de l’âme française.

 

La pluie s’intensifie et en traversant les forêts il fait presque nuit. Nous apercevons beaucoup de monde aux abords des forêts portant seaux et paniers remplis champignons. Les forêts roumaines regorgent de girolles, cèpes, bolets, trompettes de la mort…

 

Nous sommes de retour à Alba Iulia. La pluie tombe dru et nous allons siroter un café dans le bistro du coin en attendant l’accalmie. Puis, équipés de parapluies et vestes imperméables, nous pénétrons dans la cité par la IIIe porte en forme d’arc de triomphe.

 

 

La citadelle Alba Carolina est bâtie sur un plan Vauban et cernée par des remparts doubles en forme d’étoile. Chef-d’œuvre remarquable de l’architecture militaire, elle compte sept bastions et quatre portes monumentales. Nous arpentons les avenues désertes, bordées de demeures et de palais, dont celui des princes transylvains. La cathédrale de la Réunification, de rite orthodoxe, construite en 1921 après l’unification de la Roumanie, fut le lieu de couronnement de roi Ferdinand Ier en 1922. On la surnomme la cathédrale du Couronnement. Elle est entourée d’un cloître et nous nous réfugions sous la galerie, à l’abri du déluge qui s’abat sur la ville. La cathédrale catholique romaine se situe juste à côté. Et il continue à tomber des cordes.

 

 

Alba Iulia reste écartée des chemins touristiques mais possède une valeur spirituelle et historique majeure pour les Roumains. Le château de Hunedoara est étrangement confondu avec la ville du même nom, image vivante de l’ère communiste avec ses vieilles usines abandonnées et ces cheminées intimidantes. La petite église émouvante de Densuș semble être oubliée au bout du monde. Puis, un personnage français au milieu de la campagne profonde et une leçon d’histoire concernant un peuple controversé. Notre passage dans cette région à l’ouest de la Transylvanie fut une immersion dans une Roumanie encore méconnue, fière de son héritage historique et de ses traditions.

 

© Texte & photos : Annette Rossi.

 Image d’en tête : L’église Saint-Nicolas de Densuș.

 

Une réflexion sur “Au-delà de l’horizon… Le château, l’église, la cité, les Roms et un général.”

Laisser un commentaire(votre e-mail n'est pas obligatoire)

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s