Tapis magique… La route de la soie. « La porte de Jade ».

De Xi’an à Tabriz. Octobre/novembre/décembre 2002 – mai/juin 2005.

« La porte de Jade ».

Xi’an, Lanzhou, une longue nuit dans le train et nous voilà à l’extrémité occidentale de la grande Muraille où se situe le fort de Jiayuguan, « passe de la Porte de Jade ». 

Bâti comme un château de plan carré, le fort mesure environ vingt-cinq mètres de côté avec des murailles de dix mètres d’hauteur. La passe, aussi appelée « passe de Yumen », fonctionnait comme péage. Son nom évoque le jade du Hotan qui transitait ici en direction de la Chine centrale. Dans son poème Rendez-vous au nord de la Grande Muraille, le poète Wang Zhihuan, de la dynastie des Tang (618 – 907) écrit : « Au-delà de la passe de Yumen, le souffle du printemps ne s’est jamais aventuré ». 

À partir d’ici, les mosquées supplantent les temples, les brochettes de mouton grillées remplacent les raviolis au porc, les costumes traditionnels apparaissent.

Nous passons entre deux morceaux de la grande muraille, écroulée, et prenons la route vers l’ouest. Immédiatement, nous sommes entourés par le désert de Gobi, une mer de sable et de rochers gris, terne, alternée de quelques petites collines ocre et de rares buissons vert grisâtre. Le ciel est nébuleux, le paysage se confond avec le ciel. Vers le nord, c’est la Mongolie. Vers le sud, le Gobi s’étire jusqu’aux contreforts du plateau tibétain. Au loin se dessine un lac. Un mirage ? Non ! Mais ici, dans ces étendus sauvages, isolés et mornes, il est facile de perdre toute notion de la réalité.

Par ci et par là se dessinent de vieilles tours de gardes en ruines et des caravansérails, réduits des murs et des arches sculptés par les éléments. Une rivière asséchée a formé un canyon capricieux. Quelques villages, groupement de maisons et de bosquets de peupliers poussiéreux, semblent abandonnés. Tristesse. La route est surélevée pour éviter qu’elle soit recouverte par le sable. Nous traversons une steppe monotone, plate et hostile, parcourue par des caravanes de chameaux, image emblématique de la route de la soie. Parfois des rochers telles des flammes se dressent pendant des kilomètres le long du parcours, puis la plaine est comme asphaltée, grise et dure. Sècheresse et désolation à l’infini.

Anxi est le point où se séparent les routes nord et sud. À partir d’ici, le désert de Gobi se transforme en désert du Taklamakan.

Chine, fort de Jiayuguan, « passe de la Porte de Jade », octobre 2002.
Chine, fort de Jiayuguan, « passe de la Porte de Jade », octobre 2002.
Chine, fort de Jiayuguan, « passe de la Porte de Jade », octobre 2002.
Chine, fort de Jiayuguan, « passe de la Porte de Jade », octobre 2002.
Chine, désert de Gobi, octobre 2002.

Laisser un commentaire(votre e-mail n'est pas obligatoire)

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s