Tapis magique… La route de la soie. « Turfan, la brillante perle de la route de la soie ».

De Xi’an à Tabriz. Octobre/novembre/décembre 2002 – mai/juin 2005.

« Turfan, la brillante perle de la route de la soie ».

À Turfan, la brillante perle de la route de la soie, l’eau est abondante, le vin velouté, le raisin juteux, le melon au goût du miel. Au cœur du Turkestan chinois, dans le bassin du Tarim, l’oasis est située dans une dépression à 150 m au-dessous du niveau de la mer. L’été y est torride, l’hiver la température peut chuter jusqu’à moins 20 °C. Un vent violent souffle en moyenne un jour sur trois et il pleut « une fois tous les dix ans ». Pourtant, le sol, irrigué par un astucieux système de canaux souterrains, les karez, produit des récoltes abondantes.

À l’est se profile une chaine de collines rouges et dénudées. Capturant les impitoyables rayons de soleil, elle s’embrase chaque jour pour devenir une succession de flammes ardentes ; les monts Flamboyants.

La cité antique se résume à quelques pans de murs écroulés, rongés par le temps, de vastes cimetières musulmans et de vignes et champs cultivés à l’ombre de peupliers.  

Au cœur de la ville morte s’impose la mosquée Emin, fondé en 1777 par le souverain de Turfan, Emin Khoja. Le minaret de briques séchées décoré de motifs géométriques et floraux baigne dans la lumière veloutée du soleil couchant. Nous nous installons sur un muret. L’atmosphère est paisible, aucun bruit ne vient déranger la quiétude. Vers l’ouest, le ciel moutonné se colore de rose. Des couples de pigeons fendent l’air. En contrebas s’étendent les vignobles. Les silhouettes des séchoirs de raisins en briques ajourées se muent en bijoux d’or sertis de diamants à l’instant où les derniers rayons du soleil les transpercent. La nuit tombe.

Le lendemain matin, très tôt, nous sommes de retour. Pas âme qui vive dans les environs. L’horizon s’éclaircit. L’aube s’annonce. La subtile ornementation du minaret de style afghan capte les premières lueurs d’un nouveau jour. L’argile rayonne de la fraîcheur. La façade de la mosquée se livre, en pleine lumière. Nous montons les marches vers la terrasse sur laquelle repose l’édifice et poussons la lourde porte.

La grande salle de prière à dôme est sobre, la cour transformée en salle hypostyle, le plafond soutenu par des piliers en bois. Les nefs scandées d’arcades sont illuminées par la lumière du soleil qui déferle timidement par les ouvertures des coupoles.

Un pavillon se situe au-dessus de la porte d’entrée. Depuis ce point d’observation, nous contemplons l’imposant minaret, l’esplanade circulaire et les vignes dans la brume poudreuse de l’aurore. Dans un ciel intensément bleu la lune fait face au soleil…

Chine, Turfan, mosquée Emin. Octobre 2002.
Chine, Turfan, ville morte et mosquée Emin. Octobre 2002.
Chine, Turfan, ville morte. Octobre 2002.
Chine, Turfan, mosquée Emin. Octobre 2002.
Chine, Turfan, mosquée Emin. Octobre 2002.
Chine, Turfan, mosquée Emin. Octobre 2002.
Chine, Turfan, mosquée Emin. Octobre 2002.

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